Nos domaines d’expertise

Interface homme-machine : utilisabilité et acceptabilité des TIC

Utilisabilité – Considérant les critères d’efficacité, d’efficience et de satisfaction (Norme ISO 9241-11), les recherches se sont focalisées sur les modalités de mesure de ces critères et sur l’influence de caractéristiques personnelles ou situationnelles (niveau d’expertise, tâches simples versus complexes,…).

Acceptabilité des TIC – L’acceptabilité des TIC est abordée à partir du modèle Technology Acceptance Model de Davis, de la Computer self-efficacy theory de Compeau et Higgins ou encore de la théorie de l’auto-détermination (Decis & Ryan). Les recherches portent sur la manière dont les technologies (Intranet, e-learning) s’intègrent dans les pratiques et dans l’environnement des utilisateurs (travailleurs, étudiants universitaires, public tout venant).

Comportements organisationnels et pratiques en matière de gestion des ressources humaines

 Comportements de citoyenneté organisationnelle et attitudes « positives » au travail (satisfaction professionnelle, implication au travail, engagement organisationnel) – Ces recherches concernent plus précisément l’impact émotionnel, évalué par la dissonance émotionnelle et l’empathie (Zapf, 2002 ; Hojat, 2009), les pratiques organisationnelles, y compris les pratiques d’équilibre travail/vie privée, le manque de satisfaction au travail, l’engagement et les comportements de citoyenneté organisationnelle (Podsakoff, Whiting, Podsakoff & Blume, 2009). Le cadre théorique utilisé est celui des échanges sociaux (Redman & Snape, 2005). L’analyse du rôle médiateur de la solidarité familiale (Paugam, 2005), du support organisationnel perçu, de la qualité de la relation entre le supérieur et son subordonné, dans la relation entre les variables précitées et le comportement de citoyenneté organisationnelle et les attitudes « positives » au travail est passée revue.

Responsabilité sociale des entreprises – Nous développons le cadre et l’impact des pratiques organisationnelles liées au fait que l’individu est, certes, un travailleur, mais également une personne ayant une vie privée et un citoyen de la Société. La question de la conciliation travail/vie-privée/vie citoyenne est étudiée en utilisant le champ théorique de responsabilité sociale des entreprises (Maignan, Ferrell et Hult, 1999).

Mobilités professionnelles et engagement au travail – Ce thème de recherche s’inscrit dans une perspective de compréhension de l’effet des mobilités passées sur les mobilités futures, y compris les aspects motivationnels d’engagement au travail et de bien-être au travail.

Conditions de travail et risque au travail

Risques psychosociaux, causalités et intentions comportementales – Ces recherches portent au départ sur les avantages et les limites de modèles tels que ceux de Karasek (Karasek, 1981; Karasek & Theorel, 1990), de Lazarus et Folkman (Lazarus et Folkman, 1984; Lazarus, 1991), de Siegrist (Siegrist, 1996), de Maslach (Maslach, 2003) pour appréhender les risques psychosociaux au travail; elles s’orientent ensuite vers les dynamiques motivationnelles individuelles et organisationnelles pour comprendre le développement des comportements fonctionnels et dysfonctionnels.

Conditions de travail et capacités de travail chez les plus de 50 ans – Ces recherches portent l’analyse des capacités de travail et de l’intention de continuer à travailler chez les travailleurs de 50 ans et plus, en fonction de leurs conditions de travail – aspects psychosociaux et aspects physiques des conditions de travail (Faurie, Fraccaroli & Le Blanc, 2008 ; Marquié, 2001) et de leur santé perçue.

Incertitude au travail – Nous avons développé un nouvel outil afin d’évaluer la gestion et la perception de l’incertitude au travail, sur base des travaux préalables en la matière (Gosselin, Ladouceur, Evers, Laverdière, Routhier & Tremblay-Picard, 2008 ; Greco & Roger, 2001 ; Sorrentino, Nezlek, Yasunaga, Kouhara, Otsubo & Shuper, 2008). Nous analysons également l’influence respective des conditions du travail (Siegrist, 1996) et de la personnalité (Costa & McCrae, 1998) sur la perception et la gestion de l’incertitude au travail.

Psychologie des espaces de travail – Intégrant les concepts propres à la psychologie de l’environnement (Fisher & Vischer, 1997), l’étude des aménagements de bureau s’intéresse aux mécanismes d’appropriation (Morval & Corbière, 2000; Barbillon; Moch & Rioux, 2006) et à l’évaluation du confort et de la satisfaction au travail (Fisher, 1998). Plus spécifiquement, les aménagements en bureau paysager (De Croon et al., 2005) et en bureau partagé ou flexdesk (espace non attribué, occupation selon la présence) interrogent les retombées psychologiques et organisationnelles de tels aménagements.

Perception des risques et prévention des accidents – S’appuyant sur l’approche de l’explication naïve des accidents (Kouabenan, Cadet, Hermand & Munoz Sastre, 2006), sur la théorie de l’attribution causale et sur les biais perceptifs d’optimisme comparatif (Causse, Delhomme & Kouabenan, 2004; Harré & Sibley, 2007), des recherches sur l’étude de l’accidentabilité et sur la perception des risques ont été menées à l’égard des risques professionnels et en sécurité routière.

Le comportement d’achat du consommateur

Une facette particulière est analysée : l’achat impulsif – L’impulsivité est définie comme un acte plus excitant, non délibéré et plus irrésistible que le comportement qu’a le consommateur face à un achat prévu. Lors d’un achat impulsif, le consommateur accorde peu d’importance aux conséquences potentiellement négatives qui pourraient découler de son acte (Hoch & Loewenstein, 1991 ; Rook, 1987). L’achat impulsif est investigué au travers de variables individuelles liées à la situation (régulation de la charge cognitive) et de facteurs de personnalité tels que le niveau d’impulsivité (Balikdjian & Pohl, 2008). La question principale à laquelle la recherche essaie de répondre est de savoir si les achats impulsifs sont des achats fonctionnels ou dysfonctionnels. La distinction entre fonctionnel et dysfonctionnel dans le processus d’achat permet de distinguer les répercussions positives des répercussions négatives sur le comportement impulsif de l’individu (Dickman, 1990).